Le secrétaire général de la Coalition militaire islamique contre le terrorisme (IMCTC), le général de division Mohammed Al-Moghedi, a rencontré le ministre des Forces armées de la République du Sénégal, Yankoba Diémé, au quartier général des Forces armées sénégalaises à Dakar, le 29 septembre 2026.
Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA, les deux parties ont discuté des moyens de renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme et d’élaborer des programmes de renforcement des capacités et d’échange d’expertise entre spécialistes.
La rencontre s’est tenue au siège des Forces armées sénégalaises dans la capitale sénégalaise, un lieu qui n’est pas anodin. Dakar abrite l’état-major général des forces armées du pays, et c’est dans ce cadre institutionnel que le responsable de la coalition basée à Riyad a été reçu. Pourquoi ce choix de lieu compte-t-il autant dans la lecture d’une telle visite ? Parce qu’il place la discussion au niveau opérationnel et institutionnel le plus élevé du pays hôte, et non dans un simple cadre protocolaire.
Au cours de la réunion, Al-Moghedi a mis en avant les efforts de l’IMCTC dans les domaines intellectuel, médiatique, de la lutte contre le financement du terrorisme et militaire. Ces quatre domaines constituent le socle de l’action de la coalition, et leur mention successive dans la dépêche de SPA n’est pas un détail de forme. Que signifie réellement une approche qui articule le champ intellectuel, le champ médiatique, le financement et le volet militaire ? Cela signifie que la coalition ne limite pas son action à la seule dimension sécuritaire ou militaire, mais qu’elle entend couvrir l’ensemble de la chaîne qui va de la prévention à la neutralisation des réseaux.
La réunion a également exploré les possibilités de coopération alignées sur les priorités du Sénégal, dans le but de renforcer son engagement et de lui permettre de bénéficier des programmes et initiatives de la coalition. Cette formulation mérite d’être soulignée : ce sont les priorités sénégalaises qui servent de point d’ancrage, et non un modèle imposé de l’extérieur. Comment une coalition de plusieurs dizaines de pays peut-elle concilier des priorités nationales aussi diverses que celles de ses membres ? C’est précisément là que se joue la crédibilité de son action sur le terrain.
Al-Moghedi a aussi rencontré le chef d’état-major général des Forces armées du Sénégal, le vice-amiral Oumar Wade. Les deux responsables ont discuté des domaines de coopération, en particulier la formation spécialisée, l’échange d’expertise et le renforcement de la préparation et des capacités du personnel engagé dans les efforts de lutte contre le terrorisme.
La formation spécialisée occupe ici une place centrale. Elle renvoie à des besoins concrets : préparation des unités, transmission de savoir-faire entre spécialistes, amélioration de la réactivité des personnels affectés aux missions antiterroristes. Pourquoi la formation revient-elle systématiquement dans ce type de discussions bilatérales ? Parce qu’elle constitue le lien le plus direct entre un cadre de coopération déclaré et des capacités réellement disponibles sur le terrain.
L’échange d’expertise entre spécialistes, mentionné à deux reprises dans la dépêche, dessine une logique de circulation des compétences plutôt qu’un simple transfert vertical. Les personnels sénégalais engagés dans la lutte antiterroriste et les structures de la coalition peuvent ainsi partager des retours d’expérience issus de contextes différents. Qu’apporte concrètement un tel échange à un pays qui fait face à ses propres contraintes sécuritaires ? Il apporte des méthodes éprouvées ailleurs, adaptables à un environnement donné, sans que le pays hôte ait à repartir de zéro.
Le renforcement de la préparation et des capacités du personnel est présenté comme un objectif explicite de la discussion entre Al-Moghedi et le vice-amiral Oumar Wade. Cette dimension de préparation, ou readiness, renvoie à l’aptitude des unités à être mobilisables et opérationnelles dans des délais courts. Comment mesure-t-on l’effet réel d’un programme de préparation dans un domaine aussi mouvant que la lutte antiterroriste ? La réponse tient souvent à la régularité des entraînements et à la continuité des échanges entre partenaires.
La visite de Dakar s’inscrit dans une séquence de contacts entre la coalition et des États membres ou partenaires. Le Sénégal, pays d’Afrique de l’Ouest, présente un profil de coopération qui combine des priorités nationales propres et un intérêt pour les programmes de la coalition. Que recherche un État lorsqu’il s’engage auprès d’une coalition multilatérale de ce type ? Il recherche d’abord un accès à des programmes structurés, à des formations et à un réseau de spécialistes, autant d’éléments qui complètent ses propres dispositifs nationaux.
La dépêche de SPA précise que la rencontre a permis d’explorer les opportunités de coopération alignées sur les priorités du Sénégal, avec pour objectif de renforcer son engagement et de lui permettre de bénéficier des programmes et initiatives de la coalition. Cette double formulation — engagement et bénéfice — suggère une relation conçue comme réciproque plutôt qu’unilatérale. Pourquoi cette nuance est-elle importante pour la suite ? Parce qu’elle conditionne la durée et la solidité de la coopération : un partenaire qui perçoit un bénéfice concret s’implique davantage dans les programmes proposés.
Le volet de la lutte contre le financement du terrorisme, cité parmi les domaines d’effort de l’IMCTC, renvoie à un champ technique qui exige des compétences spécialisées et une coopération entre autorités. Ce domaine ne se limite pas à des déclarations d’intention : il implique des mécanismes de suivi, des échanges d’informations et des capacités d’analyse. Comment un pays peut-il renforcer son dispositif dans ce domaine sans une coopération technique suivie ? C’est là que les programmes de renforcement des capacités prennent tout leur sens.
Le domaine médiatique, également mentionné, renvoie à la dimension de communication et de contre-discours. La coalition inscrit son action dans une logique qui ne se réduit pas à l’usage de la force. Que change une approche qui intègre la communication et le discours dans une stratégie antiterroriste ? Elle élargit le champ d’action au-delà de la réponse immédiate, en visant les conditions qui favorisent la propagation des idéologies violentes.
Le domaine intellectuel, cité en premier par Al-Moghedi, complète cet ensemble. Il renvoie à la production de connaissances, à l’analyse et à la formation des esprits. Pourquoi placer le champ intellectuel en tête de liste ? Parce qu’il constitue souvent le socle sur lequel reposent les autres dimensions : sans compréhension fine des mécanismes de radicalisation, les réponses purement sécuritaires restent partielles.
La rencontre avec le ministre des Forces armées Yankoba Diémé et celle avec le vice-amiral Oumar Wade se sont déroulées le même jour, à Dakar, selon la dépêche datée du 29 septembre 2026. Cette succession de deux entretiens au plus haut niveau militaire et politique sénégalais témoigne d’un intérêt partagé pour la question. Qu’indique la tenue de deux réunions distinctes plutôt qu’une seule ? Elle indique que la discussion couvre à la fois le niveau politique, avec le ministre, et le niveau d’état-major, avec le chef d’état-major général.
Le général de division Mohammed Al-Moghedi conduit ces échanges en tant que secrétaire général de l’IMCTC. Son rôle consiste à présenter les efforts de la coalition et à identifier les points d’articulation avec les priorités des partenaires. Comment un secrétaire général de coalition peut-il traduire des programmes communs en résultats visibles pour un pays partenaire ? La réponse passe par l’adaptation des programmes aux besoins exprimés localement, ce que la dépêche décrit comme un alignement sur les priorités du Sénégal.
La dimension de l’échange d’expertise entre spécialistes revient comme un fil conducteur des deux entretiens. Elle concerne aussi bien la formation spécialisée que le renforcement de la préparation des personnels. Pourquoi l’expertise est-elle souvent le premier terrain de coopération dans ce domaine ? Parce qu’elle ne nécessite pas de structures lourdes et qu’elle produit des effets mesurables sur les capacités des unités concernées.
La dépêche de SPA ne précise ni le nombre de programmes concernés, ni le calendrier des prochaines étapes, ni la composition des délégations présentes. Elle ne mentionne pas non plus de montant financier, ni d’accord signé à l’issue des rencontres. Ces éléments ne figurent pas dans le texte publié par l’agence de presse saoudienne.
Ce que la dépêche établit, en revanche, c’est le cadre de la discussion : renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme, développer des programmes de renforcement des capacités, échanger l’expertise entre spécialistes, et explorer les opportunités alignées sur les priorités sénégalaises. Ces quatre axes structurent la visite et définissent la suite des travaux entre la coalition et le Sénégal.
La rencontre de Dakar illustre une dynamique de coopération qui se construit par étapes, au rythme des priorités nationales et des programmes disponibles. Que retenir de cette séquence ? Que la lutte contre le terrorisme, dans ce cadre, se conçoit comme un effort partagé, articulant formation, expertise, préparation opérationnelle et action dans les domaines intellectuel, médiatique et financier.
Qui a rencontré qui à Dakar ? Le secrétaire général de la Coalition militaire islamique contre le terrorisme (IMCTC), le général de division Mohammed Al-Moghedi, a rencontré le ministre des Forces armées de la République du Sénégal, Yankoba Diémé, au quartier général des Forces armées sénégalaises à Dakar, le 29 septembre 2026, selon SPA. Al-Moghedi a également rencontré le chef d’état-major général des Forces armées du Sénégal, le vice-amiral Oumar Wade. Les deux entretiens ont porté sur la coopération antiterroriste.
Quels domaines d’action de l’IMCTC ont été mis en avant ? Selon SPA, Al-Moghedi a mis en avant les efforts de l’IMCTC dans les domaines intellectuel, médiatique, de la lutte contre le financement du terrorisme et militaire. Ces quatre champs ont été présentés lors de la rencontre avec le ministre sénégalais des Forces armées. La dépêche ne détaille pas les programmes précis rattachés à chacun de ces domaines, ni les moyens qui leur sont consacrés.
Quels sujets de coopération ont été abordés avec le chef d’état-major sénégalais ? Avec le vice-amiral Oumar Wade, les discussions ont porté sur les domaines de coopération, en particulier la formation spécialisée, l’échange d’expertise et le renforcement de la préparation et des capacités du personnel engagé dans les efforts de lutte contre le terrorisme, selon SPA. La dépêche ne précise ni le nombre de personnels concernés, ni le calendrier des formations envisagées.
Quel est l’objectif affiché de la visite pour le Sénégal ? La réunion a exploré les possibilités de coopération alignées sur les priorités du Sénégal, avec pour but de renforcer son engagement et de lui permettre de bénéficier des programmes et initiatives de la coalition, rapporte SPA. La dépêche ne cite pas de programme spécifique ni de montant financier associé à cette coopération.
Un accord a-t-il été signé lors de la visite ? La dépêche de SPA ne mentionne la signature d’aucun accord à l’issue des rencontres de Dakar. Elle indique que les deux parties ont discuté des moyens de renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme et d’élaborer des programmes de renforcement des capacités et d’échange d’expertise entre spécialistes. Aucun calendrier de prochaines étapes n’est précisé dans le texte.
Quelles informations la dépêche ne fournit-elle pas ? SPA ne précise ni le nombre de programmes concernés, ni le calendrier des prochaines étapes, ni la composition des délégations présentes lors des rencontres. Elle ne mentionne pas non plus de montant financier ni d’accord signé. Le texte se limite aux sujets abordés : coopération antiterroriste, renforcement des capacités, échange d’expertise et alignement sur les priorités sénégalaises.





