Le Bureau des droits de l’homme des Nations unies dans le Territoire palestinien occupé a enregistré au moins 160 attaques de colons contre la récolte d’olives en Cisjordanie au cours des deux premières semaines d’octobre, et a appelé à une action urgente pour protéger les agriculteurs palestiniens.
Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA le 22 octobre 2026 depuis New York, ces attaques ont impliqué des tirs à balles réelles, des incendies criminels, la destruction d’arbres et de vergers, ainsi que le vol de récoltes et de matériel agricole, souvent avec la protection ou la participation des forces israéliennes. Le bureau a également indiqué que des journalistes internationaux et des diplomates européens ont été ciblés ces derniers jours.
Le chef du bureau, Ajith Sunghay, a déclaré que les attaques contre la récolte sont utilisées comme un outil de déplacement et de dépossession. Il a ajouté que les restrictions israéliennes empêchent des milliers d’agriculteurs palestiniens d’accéder à leurs terres, tandis que les colons sont autorisés à venir récolter leurs cultures.
Selon le ministère palestinien de l’Agriculture, les pertes du secteur oléicole en Cisjordanie et à Gaza ont atteint environ 157 millions de dollars depuis octobre 2023. Le ministère indique que 90 % des deux millions d’oliviers de Gaza ont été détruits, et que 286 000 arbres en Cisjordanie ont été endommagés à la fin du mois de septembre.
Le bureau a appelé les pays à protéger les communautés palestiniennes, à renforcer la présence internationale et diplomatique sur le terrain, à garantir l’accès des agriculteurs à leurs terres, à acheminer l’aide, à promouvoir la responsabilité et à mettre fin à l’expansion des colonies. Il a également exhorté les donateurs à fournir un financement adéquat et flexible pour la protection des communautés, la préparation aux situations d’urgence, l’aide juridique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
Comment une récolte peut-elle devenir une cible ? La réponse du bureau des droits de l’homme est sans ambiguïté : les attaques visent moins les arbres que les personnes qui en dépendent. En deux semaines, 160 incidents ont été documentés, un rythme qui, s’il se maintenait, dépasserait largement le cadre d’une saison agricole ordinaire. Les oliviers de Cisjordanie ne sont pas seulement une culture : ils constituent un calendrier, une économie familiale et un lien juridique avec la terre. Détruire un verger, c’est détruire une preuve de propriété autant qu’une source de revenus.
Les moyens employés, tels que les décrit le bureau, couvrent toute la gamme : balles réelles, incendies, arrachage d’arbres, vol de matériel. Cette combinaison n’est pas improvisée. Elle suppose une logistique, une impunité et, selon le bureau, une couverture par les forces israéliennes. Pourquoi les journalistes et les diplomates européens ont-ils été ciblés ces derniers jours ? Parce que leur présence est précisément ce que les attaques cherchent à dissuader. Un témoin étranger, un observateur diplomatique, compliquent l’opération. Le bureau demande d’ailleurs un renforcement de la présence internationale et diplomatique sur le terrain, ce qui revient à reconnaître que la simple documentation ne suffit plus.
Le chiffre de 157 millions de dollars de pertes depuis octobre 2023 donne la mesure économique du phénomène. Il ne s’agit pas d’un mauvais été, ni d’une maladie des arbres. Il s’agit de pertes attribuées à des attaques et à des restrictions. À Gaza, 90 % des deux millions d’oliviers ont été détruits, selon le ministère palestinien de l’Agriculture. En Cisjordanie, 286 000 arbres ont été endommagés à la fin septembre. Ces deux chiffres racontent deux temporalités différentes : à Gaza, une destruction massive et rapide ; en Cisjordanie, une érosion continue, arbre par arbre, saison après saison.
Combien de temps faut-il à un olivier pour produire ? Des années. Combien de temps faut-il pour l’arracher ? Quelques minutes. C’est tout le déséquilibre que décrit le bureau des droits de l’homme. La récolte d’octobre est le moment où les familles palestiniennes mobilisent le plus de main-d’œuvre, où les revenus de l’année se décident, où les villages se retrouvent dans les vergers. Cibler cette fenêtre, c’est cibler le moment de plus grande vulnérabilité économique et de plus grande visibilité sociale. Le chef du bureau, Ajith Sunghay, qualifie ces attaques d’outil de déplacement et de dépossession. Le mot « outil » est important : il désigne une méthode, pas un débordement.
Les restrictions israéliennes mentionnées par le bureau complètent ce tableau. Des milliers d’agriculteurs palestiniens sont empêchés d’accéder à leurs terres, tandis que les colons sont autorisés à venir récolter. Cette asymétrie d’accès est au cœur du mécanisme décrit. Elle transforme une saison agricole en épreuve d’autorisation : qui peut entrer, qui ne peut pas, et qui décide. Le bureau ne se contente pas de constater ; il formule une série de demandes aux États : protéger les communautés palestiniennes, renforcer la présence internationale et diplomatique, garantir l’accès des agriculteurs à leurs terres, acheminer l’aide, promouvoir la responsabilité et mettre fin à l’expansion des colonies.
À qui ces demandes s’adressent-elles réellement ? Aux États qui disposent d’une influence sur le terrain, mais aussi aux donateurs. Le bureau exhorte ces derniers à fournir un financement adéquat et flexible pour la protection des communautés, la préparation aux situations d’urgence, l’aide juridique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Cette liste mérite d’être lue attentivement : elle ne parle pas seulement d’urgence humanitaire, mais de protection, de droit et de revenus. Autrement dit, elle traite la récolte d’olives comme une infrastructure civile, pas comme un symbole.
Le calendrier compte. Les deux premières semaines d’octobre ont produit au moins 160 incidents documentés. Le bureau parle d’attaques impliquant des balles réelles, ce qui signifie que des personnes ont été visées, pas seulement des arbres. Il parle d’incendies criminels, ce qui suppose des dégâts irréversibles sur des parcelles entières. Il parle de vol de récoltes et de matériel agricole, ce qui prive les familles du fruit de leur travail et des outils pour recommencer. Chacune de ces catégories a un effet distinct : la peur, la perte de capital, la perte de revenus.
Que signifie « protection ou participation des forces israéliennes » ? Le bureau emploie cette formulation sans la détailler davantage. Elle indique que, dans les cas enregistrés, la présence des forces israéliennes n’a pas empêché les attaques, ou y a contribué. C’est un élément central de l’appel du bureau, car il déplace la question de la simple criminalité rurale vers celle de la responsabilité institutionnelle. Le bureau demande précisément que la responsabilité soit promue. Sans responsabilité, la documentation s’accumule sans effet dissuasif.
Les journalistes internationaux et les diplomates européens ciblés ces derniers jours ajoutent une dimension supplémentaire. Leur présence est souvent décrite comme un rempart protecteur temporaire : elle crée des témoins, elle enregistre, elle dissuade. Si cette présence est elle-même attaquée, l’espace de témoignage se réduit. Le bureau demande donc un renforcement de la présence internationale et diplomatique sur le terrain, ce qui suggère que la protection des observateurs fait partie intégrante de la protection des agriculteurs.
Les chiffres du ministère palestinien de l’Agriculture donnent une profondeur historique au phénomène. Depuis octobre 2023, les pertes du secteur oléicole en Cisjordanie et à Gaza atteignent environ 157 millions de dollars. Ce montant couvre deux territoires aux dynamiques différentes. À Gaza, 90 % des deux millions d’oliviers sont détruits : la base productive a quasiment disparu. En Cisjordanie, 286 000 arbres endommagés à la fin septembre représentent une atteinte cumulative, étalée dans le temps, qui pèse sur les rendements futurs. Un arbre endommagé ne meurt pas toujours immédiatement ; il produit moins, parfois pas du tout, pendant des années.
Comment reconstruire un verger ? Il faut des plants, de l’eau, du temps et la sécurité foncière. Le bureau mentionne l’aide juridique parmi les besoins de financement, ce qui renvoie directement à la question de l’accès à la terre et de la preuve de propriété. Il mentionne aussi la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, car l’huile d’olive n’est pas qu’un produit d’exportation : elle est une base alimentaire et un revenu saisonnier pour de nombreuses familles. La chaîne va de l’arbre à la table, et chaque maillon peut être attaqué.
Le bureau des droits de l’homme ne fournit pas, dans cette dépêche, de ventilation des 160 attaques par lieu, par date précise ou par type. Il ne précise pas non plus le nombre de blessés ou de personnes arrêtées. Il ne donne pas la répartition des 157 millions de dollars entre la Cisjordanie et Gaza. Il ne détaille pas les cas visant les journalistes et les diplomates européens. Ces absences ne sont pas des contradictions : elles délimitent ce que la source affirme et ce qu’elle ne dit pas.
Ce que la source affirme est déjà considérable. Un organe des Nations unies documente 160 attaques en deux semaines, décrit des moyens incluant des balles réelles et des incendies, évoque la protection ou la participation de forces israéliennes, rapporte le ciblage de journalistes et de diplomates, cite son chef de bureau sur la notion d’outil de déplacement et de dépossession, et chiffre les pertes agricoles à environ 157 millions de dollars depuis octobre 2023, avec 90 % des oliviers de Gaza détruits et 286 000 arbres endommagés en Cisjordanie. Il formule enfin une série de demandes aux États et aux donateurs.
Pourquoi ces demandes maintenant ? Parce que la fenêtre de la récolte est courte et que les deux premières semaines d’octobre ont déjà produit un volume d’incidents que le bureau juge urgent de traiter. La récolte se poursuit, les arbres restants sont encore accessibles, et les familles qui dépendent de cette saison ont encore quelque chose à perdre. C’est précisément ce que le bureau cherche à protéger : non pas un symbole, mais un revenu, une présence et un droit d’accès.
La question de l’expansion des colonies figure en fin de liste des demandes du bureau. Elle relie l’immédiat, la récolte, au structurel, le foncier. Les attaques contre les vergers s’inscrivent dans un contexte d’accès asymétrique à la terre, où les restrictions empêchent les agriculteurs palestiniens d’entrer et où les colons sont autorisés à récolter. Protéger la récolte sans traiter cette asymétrie reviendrait à traiter le symptôme en laissant la cause en place. Le bureau le dit à sa manière, en demandant à la fois l’accès des agriculteurs et l’arrêt de l’expansion des colonies.
Reste la question du financement. Pourquoi le bureau insiste-t-il sur un financement « adéquat et flexible » ? Parce que la protection des communautés, la préparation aux urgences, l’aide juridique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance ne relèvent pas d’un seul cycle budgétaire ni d’un seul type d’acteur. Un financement flexible permet de répondre à des besoins qui changent avec la saison et avec les incidents. Un financement adéquat permet de ne pas choisir entre l’aide alimentaire et l’aide juridique. Le bureau place ces deux dimensions sur le même plan.
La dépêche de la SPA, datée du 22 octobre 2026 à New York, se termine par la signature de l’agence. Elle ne contient pas de réaction israélienne, ni de réponse des autorités concernées, ni de commentaire du ministère palestinien de l’Agriculture au-delà des chiffres cités. Elle ne précise pas si le bureau des droits de l’homme a transmis un rapport formel à un organe particulier. Elle ne donne pas non plus de calendrier pour les mesures demandées. Ces éléments ne figurent pas dans le texte source et ne sont donc pas rapportés ici.
Ce qui figure dans le texte source suffit à poser une question simple : une récolte peut-elle être protégée quand ceux qui la récoltent ne peuvent pas accéder à leurs terres, quand leurs arbres sont détruits et quand les témoins sont eux-mêmes ciblés ? Le bureau des droits de l’homme répond par une liste de mesures. Les chiffres, eux, répondent déjà en partie : 160 attaques en deux semaines, 157 millions de dollars de pertes depuis octobre 2023, 90 % des oliviers de Gaza détruits, 286 000 arbres endommagés en Cisjordanie. Ce sont les données disponibles à ce stade, telles que rapportées par l’agence de presse saoudienne SPA.
Que rapporte le Bureau des droits de l’homme des Nations unies sur la récolte d’olives en Cisjordanie ? Le bureau a enregistré au moins 160 attaques de colons contre la récolte d’olives en Cisjordanie au cours des deux premières semaines d’octobre. Selon la SPA, ces attaques ont impliqué des tirs à balles réelles, des incendies criminels, la destruction d’arbres et de vergers, ainsi que le vol de récoltes et de matériel agricole, souvent avec la protection ou la participation des forces israéliennes. Le bureau a appelé à une action urgente pour protéger les agriculteurs palestiniens et a indiqué que des journalistes internationaux et des diplomates européens ont aussi été ciblés ces derniers jours.
Que dit Ajith Sunghay sur les attaques contre la récolte ? Le chef du Bureau des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, Ajith Sunghay, a déclaré que les attaques contre la récolte sont utilisées comme un outil de déplacement et de dépossession. Il a ajouté que les restrictions israéliennes empêchent des milliers d’agriculteurs palestiniens d’accéder à leurs terres, tandis que les colons sont autorisés à venir récolter leurs cultures. Ces propos, rapportés par la SPA, placent la récolte au centre d’un mécanisme d’accès asymétrique à la terre plutôt que d’un simple épisode de violence rurale.
Quels sont les chiffres des pertes du secteur oléicole cités par la source ? Selon le ministère palestinien de l’Agriculture, les pertes du secteur oléicole en Cisjordanie et à Gaza ont atteint environ 157 millions de dollars depuis octobre 2023. Le ministère indique que 90 % des deux millions d’oliviers de Gaza ont été détruits, et que 286 000 arbres en Cisjordanie ont été endommagés à la fin du mois de septembre. Ces chiffres, rapportés par la SPA, couvrent deux dynamiques distinctes : une destruction massive à Gaza et une atteinte cumulative en Cisjordanie.
Quelles mesures le bureau demande-t-il aux pays et aux donateurs ? Le bureau a appelé les pays à protéger les communautés palestiniennes, à renforcer la présence internationale et diplomatique sur le terrain, à garantir l’accès des agriculteurs à leurs terres, à acheminer l’aide, à promouvoir la responsabilité et à mettre fin à l’expansion des colonies. Il a également exhorté les donateurs à fournir un financement adéquat et flexible pour la protection des communautés, la préparation aux situations d’urgence, l’aide juridique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Ces demandes figurent dans la dépêche de la SPA.
Qui d’autre a été ciblé selon le bureau des droits de l’homme ? Le bureau a indiqué que des journalistes internationaux et des diplomates européens ont également été ciblés ces derniers jours, en marge des attaques contre la récolte d’olives. Cette information, rapportée par la SPA, accompagne l’appel du bureau à renforcer la présence internationale et diplomatique sur le terrain. La source ne précise pas le nombre de journalistes ou de diplomates concernés, ni les circonstances exactes de ces incidents, ni les pays européens impliqués.
Quelles informations la source ne précise-t-elle pas ? La dépêche de la SPA ne fournit pas de ventilation des 160 attaques par lieu, par date précise ou par type, ni le nombre de blessés ou de personnes arrêtées. Elle ne répartit pas les 157 millions de dollars de pertes entre la Cisjordanie et Gaza et ne détaille pas les cas visant les journalistes et les diplomates européens. Elle ne contient pas de réaction israélienne, ni de calendrier pour les mesures demandées, ni d’indication sur la transmission formelle d’un rapport à un organe particulier.