Almarai Company a enregistré un chiffre d’affaires de 6,19 milliards de riyals au troisième trimestre 2026, en hausse de 11 % par rapport aux 5,55 milliards de riyals du troisième trimestre 2025.
Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA le 5 octobre 2026, le groupe a également publié ses résultats sur les neuf premiers mois de 2026, avec un chiffre d’affaires de 18,22 milliards de riyals, en progression de 10 % contre 16,61 milliards de riyals sur la même période de 2025.
Le bénéfice net du troisième trimestre 2026 s’établit à 617,8 millions de riyals, en hausse de 1 % par rapport aux 613,2 millions de riyals du troisième trimestre 2025. Cette progression tient à une amélioration de la structure des revenus, largement compensée par la hausse des coûts d’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier et par des coûts de distribution plus élevés, eux-mêmes tirés par la hausse des dépenses énergétiques.
Sur les neuf premiers mois de 2026, le bénéfice net est resté globalement stable à 1,99 milliard de riyals, contre la même période de 2025. Comment une entreprise peut-elle afficher une croissance à deux chiffres de ses revenus tout en ne gagnant qu’un point de bénéfice net d’un trimestre à l’autre ? La réponse se trouve dans l’écart entre la dynamique commerciale et la pression sur les coûts.
Une croissance portée par les marques et la demande
Le PDG d’Almarai Company, Fawaz Al-Jasser, a déclaré : « Almarai a réalisé une croissance de ses revenus sur une base large au troisième trimestre 2026, soutenue par la solidité de nos marques, une demande continue dans nos catégories principales et une exécution disciplinée dans l’ensemble de l’entreprise. Les investissements réalisés ces dernières années contribuent de plus en plus à la croissance et renforcent notre capacité à servir les consommateurs sur nos marchés. »
Cette déclaration place la marque et la demande au cœur de la performance, plutôt que la seule variation des prix. Elle renvoie aussi aux investissements engagés les années précédentes, dont les effets se manifestent désormais dans les comptes. Quels marchés le groupe entend-il servir en priorité avec ces capacités nouvelles ? La dépêche ne détaille pas la répartition géographique des revenus, ni la contribution de chaque pays.
La catégorie des produits laitiers et des jus a bénéficié d’une demande soutenue et d’une amélioration de la structure des revenus. L’innovation continue et le développement du portefeuille ont soutenu la réponse de l’entreprise à l’évolution des préférences des consommateurs. Sur un marché où les habitudes d’achat se déplacent, la capacité à renouveler l’offre devient un facteur de volume autant que de valeur.
La catégorie de la boulangerie a livré une performance améliorée, soutenue par une structure de ventes plus solide, l’innovation produit et une gestion disciplinée des coûts. L’activité a également poursuivi un développement ciblé de produits et des opportunités de croissance sélectives. Cette combinaison — mix de ventes, innovation, discipline de coûts — suggère une amélioration obtenue autant par le haut de la ligne que par la maîtrise des charges.
La catégorie des protéines a enregistré une contribution au bénéfice net inférieure à celle du troisième trimestre 2025. Cette baisse reflète les conditions de l’offre sur le marché de la volaille, des coûts de distribution plus élevés tirés par les dépenses énergétiques et des coûts de montée en charge. Trois facteurs distincts se cumulent donc dans cette catégorie, sans que la dépêche n’en précise l’ampleur respective.
Le contraste entre les catégories est net : les produits laitiers et les jus ainsi que la boulangerie soutiennent la performance, tandis que les protéines pèsent sur la rentabilité. Comment le groupe arbitre-t-il entre la croissance du chiffre d’affaires et la défense de la marge dans une catégorie soumise à des conditions d’offre extérieures ? La publication ne fournit pas de réponse chiffrée à cette question.
Les coûts mentionnés par la dépêche dessinent une pression commune à plusieurs activités : l’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier, la distribution et l’énergie. Ces postes expliquent pourquoi la hausse du bénéfice net du troisième trimestre reste limitée à 1 %, alors que les revenus progressent de 11 %. La structure des revenus s’est améliorée, mais elle a été « largement compensée » par ces charges, selon les termes de la dépêche.
Sur neuf mois, la stabilité du bénéfice net à 1,99 milliard de riyals contraste avec la croissance de 10 % du chiffre d’affaires. Ce décalage interroge sur la capacité du groupe à transformer la croissance des volumes et de la valeur en résultat net dans un environnement de coûts élevés. Quels leviers de coûts le groupe peut-il actionner à court terme ? La dépêche n’identifie ni plan d’économies, ni objectif de marge.
La communication du PDG met l’accent sur la croissance « sur une base large », ce qui renvoie à plusieurs catégories plutôt qu’à un seul moteur. Elle mentionne aussi la « demande continue » dans les catégories principales et une « exécution disciplinée ». Ces éléments sont qualitatifs ; ils ne sont accompagnés d’aucune ventilation par catégorie en riyals.
Le communiqué ne précise pas non plus la contribution de chaque catégorie au chiffre d’affaires consolidé, ni l’effet de change, ni l’évolution des volumes par rapport aux prix. Il ne donne pas de prévisions pour le quatrième trimestre ni pour l’ensemble de l’exercice 2026. Il ne mentionne pas de dividende, de programme de rachat d’actions ou d’investissement annoncé pour la période à venir.
Les résultats publiés couvrent donc trois périodes : le troisième trimestre 2026, le troisième trimestre 2025 en comparaison, et les neuf premiers mois de 2026 et de 2025. Les chiffres de revenus et de bénéfice net sont les seuls indicateurs financiers détaillés dans la dépêche. Aucune marge, aucun résultat opérationnel et aucun flux de trésorerie ne sont cités.
La mention des coûts d’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier renvoie à une chaîne d’approvisionnement amont, distincte de la distribution vers les points de vente. La mention des coûts de distribution tirés par les dépenses énergétiques renvoie, elle, à l’aval. Ces deux pressions s’additionnent dans le compte de résultat, sans que la dépêche n’en donne le montant.
Dans la catégorie des protéines, les « coûts de montée en charge » s’ajoutent aux conditions du marché de la volaille et aux coûts de distribution. Ces trois éléments expliquent la baisse de la contribution au bénéfice net par rapport au troisième trimestre 2025. La dépêche ne précise pas si cette baisse est attendue comme temporaire ou durable.
Pour les produits laitiers et les jus, la dépêche évoque une « amélioration de la structure des revenus » sans en donner la composition. Pour la boulangerie, elle parle d’une « structure de ventes plus solide ». Ces formulations suggèrent un mix plus favorable, mais aucune donnée de prix ou de volume n’est publiée.
La publication intervient dans un contexte où le groupe met en avant ses investissements récents. Le PDG affirme que ces investissements « contribuent de plus en plus à la croissance » et « renforcent » la capacité à servir les consommateurs. Aucun montant d’investissement, aucune capacité nouvelle et aucun calendrier ne sont toutefois détaillés dans la dépêche.
Les résultats du troisième trimestre 2026 s’inscrivent donc dans une trajectoire de revenus en hausse et de bénéfice net quasi stable. La croissance de 11 % des revenus trimestriels et de 10 % sur neuf mois contraste avec une progression de 1 % du bénéfice net trimestriel et une stabilité sur neuf mois. Cette combinaison est le fait central de la publication.
La dépêche ne fournit ni le détail des charges par nature, ni la part des coûts énergétiques dans la distribution, ni l’évolution des coûts d’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier. Elle ne donne pas non plus de comparaison avec les attentes du marché ou avec les résultats du deuxième trimestre 2026.
Elle ne cite aucun autre dirigeant que le PDG Fawaz Al-Jasser et ne comporte aucune déclaration sur les perspectives. Les seuls chiffres disponibles sont ceux du chiffre d’affaires et du bénéfice net pour les périodes indiquées, ainsi que les pourcentages de variation qui les accompagnent.
Le lecteur qui cherche à comprendre la rentabilité par catégorie, l’effet des prix ou la contribution des marchés extérieurs ne trouvera pas ces éléments dans la publication. Ce que la dépêche établit, c’est la croissance des revenus, la stabilité du bénéfice net sur neuf mois et l’identification de trois pressions sur les coûts : l’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier, la distribution liée à l’énergie et la montée en charge dans les protéines.
Ces trois pressions expliquent l’écart entre la performance commerciale et la performance nette. Elles dessinent aussi les questions que le groupe devra traiter : comment contenir des coûts liés à l’énergie et au transport, comment stabiliser la contribution des protéines dans un marché de la volaille sous contrainte d’offre, et comment prolonger la dynamique des produits laitiers, des jus et de la boulangerie.
La dépêche ne répond pas à ces questions et ne formule aucun objectif. Elle se limite aux résultats publiés et à la déclaration du PDG. C’est sur ce périmètre que repose l’ensemble des faits rapportés ici.
Quels sont les revenus d’Almarai au troisième trimestre 2026 ? Almarai Company a enregistré un chiffre d’affaires de 6,19 milliards de riyals au troisième trimestre 2026, contre 5,55 milliards de riyals au troisième trimestre 2025, soit une hausse de 11 %. Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d’affaires atteint 18,22 milliards de riyals, contre 16,61 milliards de riyals sur la même période de 2025, en progression de 10 %. Ces chiffres sont ceux publiés par l’agence de presse saoudienne SPA le 5 octobre 2026. La dépêche ne fournit pas de ventilation par catégorie ni par marché.
Quel est le bénéfice net du groupe sur la période ? Le bénéfice net du troisième trimestre 2026 s’établit à 617,8 millions de riyals, en hausse de 1 % par rapport aux 613,2 millions de riyals du troisième trimestre 2025. Cette progression limitée tient à une amélioration de la structure des revenus, largement compensée par la hausse des coûts d’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier et par des coûts de distribution plus élevés tirés par les dépenses énergétiques. Sur les neuf premiers mois de 2026, le bénéfice net est resté globalement stable à 1,99 milliard de riyals, contre la même période de 2025.
Comment se comportent les catégories du groupe ? La catégorie des produits laitiers et des jus a bénéficié d’une demande soutenue et d’une amélioration de la structure des revenus, avec l’appui de l’innovation et du développement du portefeuille. La boulangerie a livré une performance améliorée grâce à une structure de ventes plus solide, à l’innovation produit et à une gestion disciplinée des coûts. La catégorie des protéines a enregistré une contribution au bénéfice net inférieure à celle du troisième trimestre 2025, en raison des conditions de l’offre sur le marché de la volaille, de coûts de distribution plus élevés et de coûts de montée en charge.
Qu’a déclaré le PDG d’Almarai ? Le PDG d’Almarai Company, Fawaz Al-Jasser, a déclaré que le groupe avait réalisé une croissance de ses revenus sur une base large au troisième trimestre 2026, soutenue par la solidité de ses marques, une demande continue dans ses catégories principales et une exécution disciplinée dans l’ensemble de l’entreprise. Il a ajouté que les investissements réalisés ces dernières années contribuent de plus en plus à la croissance et renforcent la capacité du groupe à servir les consommateurs sur ses marchés. La dépêche ne précise ni le montant de ces investissements ni les marchés concernés.
Quelles informations la dépêche ne contient-elle pas ? La dépêche ne donne pas la ventilation du chiffre d’affaires par catégorie ou par marché, ni les marges, le résultat opérationnel ou les flux de trésorerie. Elle ne précise pas le montant des coûts d’expédition de l’alimentation pour le bétail laitier, des coûts de distribution ou des dépenses énergétiques. Elle ne comporte ni prévisions pour le quatrième trimestre ou l’exercice 2026, ni annonce de dividende ou de rachat d’actions. Elle ne cite aucun dirigeant en dehors du PDG Fawaz Al-Jasser et ne formule aucun objectif chiffré.