À Doha, le forum scientifique international sur les usages de l’intelligence artificielle dans les domaines de la sécurité s’est ouvert mardi, organisé par la Naif Arab University for Security Sciences (NAUSS) en coopération avec l’Académie de police du Qatar. L’événement, qui se tient sur trois jours, a été inauguré par le ministre d’État qatari aux Affaires intérieures, cheikh Abdulaziz bin Faisal bin Mohammed Al Thani.
Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA le 29 septembre 2026, le forum réunit un groupe choisi d’experts et de spécialistes issus de pays arabes ainsi que des représentants d’institutions internationales concernées. La rencontre se déroule à Doha, où l’Académie de police du Qatar est associée à l’organisation aux côtés de la NAUSS.
Dans son allocution à l’ouverture, le vice-président de la NAUSS chargé des relations extérieures, Khalid bin Abdulaziz Al-Harfash, a affirmé que l’intelligence artificielle est devenue un nouvel espace pour la sécurité et une opportunité stratégique de la renforcer dans un contexte de transformations numériques rapides. Il a souligné que les pays et les institutions qui parviennent à exploiter cette technologie pour améliorer la prévention et la lutte contre la criminalité, ainsi que pour bâtir des capacités de sécurité intelligentes et proactives, seront mieux placés pour faire face aux menaces futures et promouvoir la sécurité, la stabilité et le développement durable.
Le forum vise à explorer le rôle de l’intelligence artificielle dans le renforcement de la sécurité et la réponse aux menaces futures. Il cherche également à exploiter les technologies intelligentes pour la détection précoce et la lutte contre les crimes liés aux drogues, les crimes financiers et la cybercriminalité. Les organisateurs entendent en outre renforcer l’efficacité des efforts de lutte contre la fraude financière et la criminalité organisée transnationale, tout en soutenant la prise de décision en matière de sécurité grâce à l’analyse prédictive et aux modèles intelligents.
La tenue de ce forum à Doha, avec une université arabe spécialisée dans les sciences de la sécurité et une académie de police nationale, illustre la manière dont les questions de sécurité intérieure sont désormais traitées à l’échelle régionale et non plus seulement dans un cadre strictement national. La présence de représentants d’institutions internationales concernées élargit encore la portée des discussions, qui ne se limitent pas aux seuls pays arabes participants.
Le choix de consacrer trois journées entières à ces travaux témoigne de l’ampleur des sujets abordés. Les organisateurs ne se contentent pas d’un survol : ils entendent examiner comment les technologies intelligentes peuvent être intégrées aux dispositifs existants, de la détection précoce des infractions à la conduite des enquêtes, en passant par l’anticipation des menaces. La question n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle jouera un rôle dans les affaires de sécurité, mais comment ce rôle sera encadré et mis au service des institutions.
Parmi les domaines cités figurent les crimes liés aux drogues, les crimes financiers et la cybercriminalité. Ces trois catégories partagent une caractéristique : elles évoluent rapidement et dépassent souvent les frontières. La fraude financière et la criminalité organisée transnationale sont explicitement mentionnées parmi les cibles des efforts que le forum veut rendre plus efficaces. Dans ce contexte, l’analyse prédictive et les modèles intelligents sont présentés comme des outils au service de la prise de décision en matière de sécurité.
L’intervention de Khalid bin Abdulaziz Al-Harfash situe la réflexion sur un terrain prospectif. Il ne s’agit pas seulement d’utiliser l’intelligence artificielle pour traiter des données existantes, mais de bâtir des capacités capables d’anticiper. La distinction entre une sécurité réactive et une sécurité proactive traverse l’ensemble du propos rapporté par la SPA. Les institutions qui sauront opérer ce basculement, selon lui, seront mieux armées face aux menaces à venir.
Le lien établi entre sécurité, stabilité et développement durable mérite d’être relevé. Il suggère que les enjeux de sécurité ne sont pas isolés des objectifs plus larges de développement, mais qu’ils en constituent une condition. Un environnement stable est présenté comme un préalable au développement durable, et l’intelligence artificielle comme un moyen de préserver cette stabilité face à des menaces de plus en plus sophistiquées.
Le format du forum, qui rassemble des experts et des spécialistes de plusieurs pays arabes, crée un espace d’échange où les expériences nationales peuvent être comparées. Les représentants d’institutions internationales apportent un éclairage complémentaire, notamment sur les standards et les pratiques en matière de technologies de sécurité. Cette combinaison de perspectives régionales et internationales est l’une des caractéristiques de la rencontre.
La coopération entre la NAUSS et l’Académie de police du Qatar s’inscrit dans une logique de partenariat institutionnel. Elle associe une université dédiée aux sciences de la sécurité et une structure de formation policière, deux types d’acteurs dont les missions se complètent. Le forum devient ainsi un lieu où la recherche, la formation et l’opérationnel peuvent se rejoindre.
Les thèmes annoncés couvrent un spectre large : détection précoce, lutte contre des formes spécifiques de criminalité, soutien à la décision. Cette diversité reflète la manière dont l’intelligence artificielle s’est diffusée dans de nombreux métiers de la sécurité, sans se limiter à un seul usage. Elle explique aussi pourquoi trois jours de travaux ont été jugés nécessaires.
La dimension arabe de l’événement est explicite dans le communiqué de la SPA, qui mentionne des experts et spécialistes issus de pays arabes. Le forum s’inscrit donc dans un cadre régional, même s’il accueille des représentants d’institutions internationales. Cette articulation entre régional et international est fréquente dans les domaines où les menaces ignorent les frontières, comme la cybercriminalité ou la criminalité organisée transnationale.
La question de la fraude financière occupe une place particulière dans les objectifs annoncés. Elle est citée aux côtés de la criminalité organisée transnationale, ce qui suggère un lien entre les deux phénomènes. Les modèles intelligents et l’analyse prédictive sont présentés comme des moyens de renforcer l’efficacité des efforts dans ce domaine, sans que le communiqué précise les méthodes ou les outils qui seront examinés.
Le forum ne se limite pas à des considérations techniques. Il aborde aussi la manière dont les institutions peuvent tirer parti de l’intelligence artificielle pour améliorer leurs capacités globales. La notion de capacités de sécurité intelligentes et proactives résume cette ambition : il ne s’agit pas seulement d’acquérir des outils, mais de développer une aptitude institutionnelle à les utiliser efficacement.
Les transformations numériques rapides constituent le contexte dans lequel s’inscrit l’ensemble de la réflexion. C’est ce contexte qui, selon le vice-président de la NAUSS, fait de l’intelligence artificielle un nouvel espace pour la sécurité. Autrement dit, l’évolution technologique crée à la fois des opportunités et des défis, et les institutions doivent s’y adapter pour rester efficaces.
La tenue du forum à Doha, sur trois jours, avec une inauguration par un responsable qatari de premier plan, confère à l’événement une visibilité certaine. Elle témoigne de l’intérêt porté par les autorités aux questions d’intelligence artificielle appliquée à la sécurité, un domaine où les attentes sont élevées mais où les cadres restent en construction.
Le communiqué de la SPA ne précise ni le nombre exact de participants, ni la liste des pays représentés, ni les institutions internationales présentes. Il ne détaille pas non plus le programme des sessions ou les recommandations qui pourraient être formulées à l’issue des travaux. Ces éléments pourraient être communiqués ultérieurement, à mesure que le forum progresse.
Ce que le texte met en avant, en revanche, c’est la finalité de la rencontre : explorer le rôle de l’intelligence artificielle dans la sécurité, exploiter les technologies intelligentes pour la détection précoce et la lutte contre certaines criminalités, renforcer l’efficacité contre la fraude financière et la criminalité organisée transnationale, et soutenir la prise de décision par l’analyse prédictive. Ces objectifs dessinent un programme ambitieux pour trois journées de travaux.
La participation d’experts et de spécialistes de pays arabes, aux côtés de représentants d’institutions internationales, donne au forum une dimension de partage de connaissances. Dans un domaine aussi évolutif que l’intelligence artificielle, la circulation des expériences et des bonnes pratiques est souvent présentée comme un facteur clé de progrès. Le format choisi semble répondre à cette logique.
Enfin, le lien établi entre sécurité et développement durable rappelle que les enjeux abordés dépassent le seul cadre technique. La stabilité et la sécurité sont présentées comme des conditions du développement, et l’intelligence artificielle comme un moyen de les préserver. C’est cette articulation entre technologie, sécurité et développement qui donne au forum sa portée, au-delà des seuls aspects opérationnels.
Qui organise le forum sur l’intelligence artificielle dans la sécurité à Doha ? Le forum est organisé par la Naif Arab University for Security Sciences (NAUSS) en coopération avec l’Académie de police du Qatar, à Doha. Il a été inauguré par le ministre d’État qatari aux Affaires intérieures, cheikh Abdulaziz bin Faisal bin Mohammed Al Thani, selon la SPA. La rencontre dure trois jours et réunit des experts et spécialistes de pays arabes ainsi que des représentants d’institutions internationales concernées.
Quels sont les objectifs annoncés de cette rencontre ? Le forum vise à explorer le rôle de l’intelligence artificielle dans le renforcement de la sécurité et la réponse aux menaces futures. Il cherche à exploiter les technologies intelligentes pour la détection précoce et la lutte contre les crimes liés aux drogues, les crimes financiers et la cybercriminalité. Il entend aussi renforcer l’efficacité des efforts contre la fraude financière et la criminalité organisée transnationale, et soutenir la prise de décision en matière de sécurité par l’analyse prédictive et les modèles intelligents.
Qu’a déclaré le vice-président de la NAUSS à l’ouverture ? Khalid bin Abdulaziz Al-Harfash, vice-président de la NAUSS chargé des relations extérieures, a affirmé que l’intelligence artificielle est devenue un nouvel espace pour la sécurité et une opportunité stratégique de la renforcer dans un contexte de transformations numériques rapides. Il a indiqué que les pays et institutions qui exploitent cette technologie pour améliorer la prévention et la lutte contre la criminalité, et pour bâtir des capacités intelligentes et proactives, seront mieux placés face aux menaces futures.
Quels domaines de criminalité sont cités par le forum ? Le communiqué cite les crimes liés aux drogues, les crimes financiers et la cybercriminalité parmi les domaines visés par la détection précoce et la lutte. La fraude financière et la criminalité organisée transnationale sont également mentionnées comme cibles des efforts dont le forum veut renforcer l’efficacité. L’analyse prédictive et les modèles intelligents sont présentés comme des outils de soutien à la prise de décision en matière de sécurité.
Quelles informations le communiqué de la SPA ne précise-t-il pas ? Le texte ne donne ni le nombre exact de participants, ni la liste des pays arabes représentés, ni les noms des institutions internationales présentes. Il ne détaille pas non plus le programme des sessions ni les recommandations éventuelles issues des travaux. Le communiqué se concentre sur l’ouverture, les objectifs du forum et les propos du vice-président de la NAUSS chargé des relations extérieures.





