Tuesday, September 15, 2026
Culture

L’art de l’Ardah à Al-Baha et la diversité du patrimoine populaire

L’art de l’Ardah à Al-Baha et la diversité du patrimoine populaire

La région d’Al-Baha préserve l’Ardah du Sud, un art performatif basé sur des rythmes, des postures corporelles et des gestes exprimant les émotions et le patrimoine.

Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA le 10 août 2026, le directeur de la Société de culture et d’arts d’Al-Baha, le Dr Ali Khamis Al-Baydani, a précisé que cet héritage séculaire reflète l’identité d’une communauté transmise de génération en génération.

La région compte 12 troupes populaires regroupant plus de 350 membres issus de diverses provinces. La Société travaille à documenter et raviver des arts disparus tels que l’Harmouj, le Mahshoush, le Samer, le La’ab, le Musahbani, Tariq Al-Jabal et Al-Majalisi via des festivals et des événements nationaux, sociaux et touristiques.

Faisal Waze, président de la troupe populaire, a expliqué que l’Ardah repose sur la coordination de la performance, du costume et la présence du groupe. Elle implique un ou plusieurs poètes accompagnés du Zeer, avec des participants portant des épées, des fusils ou des poignards. Le mouvement suit un pas mesuré, alternant entre des rangées doubles, un cercle et des confrontations au centre du terrain pour des phases de poésie.

Mohammed Rabie, membre de la Société, a détaillé l’usage d’instruments comme le Zeer (tambour cylindrique), parfois accompagné du Barzan (instrument à vent). Pour le La’ab, le Zeer est joint par la Hullah, un instrument de percussion plus petit, tandis que les participants portent généralement un tambourin. La fumée de poudre à canon complète l’esthétique visuelle de la performance.

Combien de participants pratiquent l’Ardah à Al-Baha ? La région d’Al-Baha compte 12 troupes populaires. Le nombre total de membres et de participants provenant des différentes provinces de la région dépasse les 350 personnes. Ces troupes participent à des festivals organisés par la Société de culture et d’arts pour maintenir cette tradition lors d’événements nationaux et touristiques.

Quels instruments sont utilisés lors de ces performances ? L’instrument principal est le Zeer, un tambour cylindrique, qui peut être accompagné du Barzan, un instrument à vent. Dans le cas du La’ab, le Zeer est accompagné de la Hullah, un instrument de percussion plus petit. De plus, la plupart des participants portent un tambourin de taille moyenne pendant l’Ardah.

Comment se déroule la performance de l’Ardah du Sud ? La performance repose sur la coordination du costume et des mouvements. Des poètes sont accompagnés du Zeer tandis que les participants, armés d’épées, de fusils ou de poignards, marchent selon un pas mesuré. Ils alternent entre des formations en rangées doubles, des mouvements circulaires et des confrontations au centre du terrain pour le dialogue poétique.

Quels autres arts la Société de culture et d’arts tente-t-elle de raviver ? La Société de culture et d’arts d’Al-Baha travaille à la documentation et à la renaissance de plusieurs arts disparus. Parmi ceux-ci figurent l’Harmouj, le Mahshoush, le Samer, le La’ab, le Musahbani, Tariq Al-Jabal et Al-Majalisi, afin d’assurer leur présence lors des occasions sociales et nationales.