Tuesday, November 3, 2026
Culture

Bab Al-Bunt à Djeddah : du départ du roi Abdulaziz en 1946 au musée de la mer Rouge

Bab Al-Bunt à Djeddah : du départ du roi Abdulaziz en 1946 au musée de la mer Rouge

Plus de 2 000 mètres carrés sur deux étages, bâtis en pierre de corail : Bab Al-Bunt, l’un des plus anciens édifices encore debout à Djeddah, rouvre son histoire au public sous une nouvelle identité, celle du musée de la mer Rouge, après une restauration durable menée dans le cadre du programme Qualité de vie pour faire avancer les objectifs de Saudi Vision 2030.

Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA le 29 septembre 2026, Djeddah rappelle cette année, à l’occasion des célébrations de la fête nationale saoudienne, le rôle de ce bâtiment historique comme porte maritime du Royaume et point de départ du voyage en mer du roi Abdulaziz bin Abdulrahman Al Saud vers l’Égypte en 1946, voyage au cours duquel il était accompagné de plusieurs de ses fils et de hauts responsables.

Que reste-t-il d’un lieu lorsque le siècle qui l’a vu naître s’éloigne ? Bab Al-Bunt conserve la trace d’un moment précis : les habitants s’étaient rassemblés à Bab Al-Bunt, dans le Djeddah historique, pour saluer le départ du roi, et lui ont réservé un accueil comparable lorsqu’il est revenu par la même route. Le comité de réception de l’époque a alors donné au square situé devant les bâtiments de la quarantaine, des douanes et de la poste le nom de place du roi Abdulaziz, et à la route qui y mène celui de rue du roi Abdulaziz.

Comment un simple point d’embarquement devient-il une adresse que l’on nomme en l’honneur d’un souverain ? La réponse tient dans ce que Bab Al-Bunt représentait alors pour la ville : une porte ouverte sur la mer, et par elle sur le monde. Pendant cette période, le port de Djeddah a été développé sur ordre du roi. Les travaux ont couvert trois installations principales : une grande jetée au large connue sous le nom d’Al-Iskala, le bâtiment de la quarantaine (Al-Karantina) et les douanes des pèlerins, qui étaient abritées dans le bâtiment de Bab Al-Bunt.

Ces trois équipements dessinent une même logique : celle d’une cité portuaire qui organise à la fois le commerce, la santé publique et le passage des pèlerins. Al-Iskala, la jetée au large, prolongeait la ville vers les navires de fort tonnage. Al-Karantina répondait à une exigence sanitaire sur une route maritime où les voyageurs arrivaient de contrées lointaines. Les douanes des pèlerins, logées dans Bab Al-Bunt, traitaient le flux de ceux qui venaient pour le pèlerinage. Trois fonctions, un seul lieu : la mer comme infrastructure.

Pourquoi les douanes des pèlerins avaient-elles leur place dans un bâtiment qui servait aussi de porte d’embarquement ? Parce que, dans une ville dont l’économie et l’identité reposaient sur la mer, les fonctions ne se séparaient pas encore en services distincts. Bab Al-Bunt était à la fois seuil, guichet et mémoire. C’est cette densité d’usages qui explique la persistance du nom dans la topographie de Djeddah, bien après que les activités portuaires ont évolué.

Le bâtiment lui-même porte les marques de son époque. Construit en pierre de corail, il s’étend sur plus de 2 000 mètres carrés répartis sur deux étages, et il conserve encore nombre de ses caractéristiques architecturales d’origine. La pierre de corail n’est pas un détail décoratif : elle raconte un littoral, un matériau disponible sur place, et un savoir-faire de bâtisseurs qui ont composé avec le climat et la proximité immédiate de la mer Rouge.

En 2025, après une restauration durable menée dans le cadre du programme Qualité de vie pour faire avancer les objectifs de Saudi Vision 2030, Bab Al-Bunt a rouvert comme musée de la mer Rouge, retrouvant son rôle de porte reliant Djeddah au monde. La formulation employée par SPA est précise : il s’agit d’un retour à un rôle, non d’une création. Le bâtiment n’a pas changé de nature profonde ; il a retrouvé une fonction d’accueil et de passage, transposée cette fois dans le registre culturel.

Que signifie restaurer un bâtiment de corail sans le figer dans une vitrine ? La réponse se lit dans le programme du musée. Celui-ci présente plus de 1 000 artefacts et œuvres d’art, organisés en sept sections thématiques. Les pièces exposées combinent des récits historiques et des expériences interactives pour explorer l’évolution de Bab Al-Bunt, les origines et la signification culturelle de la mer Rouge, sa diversité environnementale et le patrimoine des communautés côtières qui y sont liées.

Sept sections, plus de 1 000 pièces : ces deux chiffres suffisent à mesurer l’ambition du lieu. Le parcours ne se limite pas à l’histoire d’un bâtiment. Il relie un édifice à un espace maritime, la mer Rouge, et à des populations côtières dont le patrimoine est présenté comme partie intégrante du récit. L’évolution de Bab Al-Bunt, les origines de la mer Rouge, sa signification culturelle, sa diversité environnementale, le patrimoine des communautés du littoral : chaque volet correspond à une échelle différente, du local au régional.

Comment un musée peut-il rendre compte à la fois d’un bâtiment, d’une mer et de communautés humaines sans diluer chacun de ces sujets ? C’est précisément le pari des expériences interactives mentionnées par SPA, qui associent narration historique et participation du visiteur. Le récit ne se contente pas d’exposer des objets ; il propose un parcours où le visiteur traverse des couches de temps et d’espace.

Le calendrier donne à cette réouverture une résonance particulière. C’est dans le cadre des célébrations de la fête nationale saoudienne de cette année que Djeddah rappelle le rôle de Bab Al-Bunt. La ville ne commémore pas seulement un bâtiment : elle relie un anniversaire national à un lieu qui a vu partir un roi. Le voyage de 1946 vers l’Égypte, avec plusieurs de ses fils et de hauts responsables à bord, appartient à cette mémoire. Le départ et le retour se sont faits par la même route, et les habitants ont marqué les deux moments.

Pourquoi le retour par le même chemin compte-t-il autant que le départ ? Parce qu’il transforme un événement en itinéraire reconnu. Le comité de réception de l’époque n’a pas seulement salué un souverain : il a inscrit dans l’espace urbain le souvenir d’un passage, en nommant la place du roi Abdulaziz et la rue du roi Abdulaziz. La toponymie devient ici un document. Elle indique où les gens se sont rassemblés, ce qu’ils ont vu, et ce qu’ils ont voulu transmettre.

Le développement du port de Djeddah sur ordre du roi s’inscrit dans la même séquence. Al-Iskala, Al-Karantina, les douanes des pèlerins : ces trois installations montrent une ville qui se dote des moyens de son rôle maritime. Bab Al-Bunt, qui abritait les douanes des pèlerins, se trouve au centre de cet ensemble. Sa situation, devant les bâtiments de la quarantaine, des douanes et de la poste, explique la naissance de la place et de la rue qui portent le nom du roi.

Que retient-on d’un port lorsque les navires ne s’y arrêtent plus de la même manière ? On retient les noms, les pierres et les récits. Bab Al-Bunt a traversé les décennies comme l’un des plus anciens édifices de Djeddah, avec ses deux étages et ses plus de 2 000 mètres carrés de pierre de corail. Sa restauration, achevée en 2025, l’a conduit vers une nouvelle étape : celle d’un musée consacré à la mer Rouge, avec plus de 1 000 artefacts et œuvres d’art répartis en sept sections thématiques.

Le lien entre le passé portuaire et la vocation muséale n’est pas une rupture. SPA décrit le lieu comme une porte reliant Djeddah au monde, formule qui vaut aussi bien pour l’époque des douanes des pèlerins que pour celle des salles d’exposition. Ce qui change, c’est la nature du flux : hier des voyageurs et des marchandises, aujourd’hui des visiteurs et des regards. Ce qui demeure, c’est la fonction de seuil.

Comment une ville côtière transmet-elle sa relation à la mer à des générations qui ne l’ont pas connue portuaire ? En donnant à ses bâtiments une seconde vie plutôt qu’une seconde façade. La restauration durable menée dans le cadre du programme Qualité de vie, en lien avec les objectifs de Saudi Vision 2030, s’inscrit dans cette logique : conserver la matière d’origine, en l’occurrence la pierre de corail, et y installer un contenu contemporain. Le bâtiment garde ses caractéristiques architecturales d’origine tout en accueillant des expériences interactives.

Le parcours du musée explore ainsi l’évolution de Bab Al-Bunt, les origines et la signification culturelle de la mer Rouge, sa diversité environnementale et le patrimoine des communautés côtières qui y sont liées. Chacun de ces thèmes renvoie à un aspect du même sujet : une mer qui a façonné une ville, et une ville qui a organisé son rapport à cette mer par des infrastructures, des noms de rues et des bâtiments.

De la place du roi Abdulaziz à la rue du roi Abdulaziz, du départ de 1946 au retour par la même route, de la jetée Al-Iskala aux douanes des pèlerins, de la quarantaine aux salles du musée, la chaîne des lieux et des dates reste continue. Djeddah ne juxtapose pas une mémoire ancienne et un équipement culturel récent : elle les fait dialoguer dans un même périmètre, celui du Djeddah historique.

Que faut-il pour qu’un lieu reste vivant plutôt que d’être simplement conservé ? Peut-être exactement ce que décrit SPA : des habitants rassemblés pour saluer un départ, un comité qui nomme une place, des travaux ordonnés pour développer un port, puis une restauration qui rouvre un bâtiment au public. À chaque étape, une décision collective transforme la pierre en repère.

Le musée de la mer Rouge, installé dans Bab Al-Bunt, prolonge cette série. Avec plus de 1 000 artefacts et œuvres d’art et sept sections thématiques, il donne une forme organisée à ce qui était dispersé dans la mémoire urbaine. Le récit historique et l’expérience interactive ne s’opposent pas : ils se complètent pour rendre lisible une évolution longue, celle d’un bâtiment qui fut porte maritime, puis douanes des pèlerins, et qui est aujourd’hui un lieu d’exposition consacré à la mer Rouge.

La dépêche de SPA ne précise ni le coût de la restauration, ni le détail des sept sections, ni la liste des artefacts exposés, ni le nombre de visiteurs attendus. Elle ne donne pas non plus de calendrier des célébrations de la fête nationale à Djeddah, ni de programme d’événements liés à Bab Al-Bunt. Ces éléments ne figurent pas dans le texte publié par l’agence.

Ce que le texte établit, en revanche, reste précis : un bâtiment de plus de 2 000 mètres carrés sur deux étages, en pierre de corail, parmi les plus anciens de Djeddah ; un départ en mer vers l’Égypte en 1946, avec plusieurs fils du roi et de hauts responsables ; des habitants rassemblés au départ et au retour ; une place et une rue nommées en l’honneur du roi Abdulaziz ; trois installations portuaires développées sur ordre royal, dont les douanes des pèlerins abritées dans Bab Al-Bunt ; une restauration durable dans le cadre du programme Qualité de vie pour les objectifs de Saudi Vision 2030 ; une réouverture en 2025 comme musée de la mer Rouge ; plus de 1 000 artefacts et œuvres d’art en sept sections thématiques.

De ces faits se dégage une continuité que SPA résume en une phrase : du voyage historique du roi à sa nouvelle vie de musée, le site reflète la relation durable de Djeddah avec la mer et préserve un chapitre de l’histoire du pays pour les générations futures. Le bâtiment n’a pas quitté son rôle de porte. Il en a changé les visiteurs.

Qu’est-ce que Bab Al-Bunt et où se situe-t-il ? Bab Al-Bunt est l’un des plus anciens édifices encore debout à Djeddah, dans le Djeddah historique. Il s’étend sur plus de 2 000 mètres carrés répartis sur deux étages et il est construit en pierre de corail. Il conserve encore nombre de ses caractéristiques architecturales d’origine. Le bâtiment abritait les douanes des pèlerins et servait de porte maritime au Royaume. Il se trouvait devant les bâtiments de la quarantaine, des douanes et de la poste, ensemble devant lequel la place du roi Abdulaziz a été nommée.

Quel rôle Bab Al-Bunt a-t-il joué en 1946 ? Bab Al-Bunt a été le point de départ du voyage en mer du roi Abdulaziz bin Abdulrahman Al Saud vers l’Égypte en 1946, voyage au cours duquel il était accompagné de plusieurs de ses fils et de hauts responsables. Les habitants se sont rassemblés à Bab Al-Bunt, dans le Djeddah historique, pour saluer son départ, et lui ont réservé un accueil comparable lorsqu’il est revenu par la même route. Le comité de réception de l’époque a alors nommé la place et la rue en son honneur.

Quelles installations portuaires ont été développées à Djeddah sur ordre du roi ? Pendant cette période, le port de Djeddah a été développé sur ordre du roi. Les travaux ont couvert trois installations principales : une grande jetée au large connue sous le nom d’Al-Iskala, le bâtiment de la quarantaine appelé Al-Karantina, et les douanes des pèlerins, qui étaient abritées dans le bâtiment de Bab Al-Bunt. Ces trois équipements organisaient le commerce, la santé publique et le passage des pèlerins dans la cité portuaire.

Quand Bab Al-Bunt est-il devenu le musée de la mer Rouge ? En 2025, après une restauration durable menée dans le cadre du programme Qualité de vie pour faire avancer les objectifs de Saudi Vision 2030, Bab Al-Bunt a rouvert comme musée de la mer Rouge. Il a ainsi retrouvé son rôle de porte reliant Djeddah au monde. Le musée présente plus de 1 000 artefacts et œuvres d’art organisés en sept sections thématiques, combinant récits historiques et expériences interactives.

Que présente le musée de la mer Rouge ? Le musée de la mer Rouge installé dans Bab Al-Bunt présente plus de 1 000 artefacts et œuvres d’art organisés en sept sections thématiques. Les expositions combinent des récits historiques et des expériences interactives pour explorer l’évolution de Bab Al-Bunt, les origines et la signification culturelle de la mer Rouge, sa diversité environnementale et le patrimoine des communautés côtières qui y sont liées. Le parcours relie ainsi un bâtiment, une mer et des populations du littoral.

Pourquoi Djeddah rappelle-t-elle Bab Al-Bunt cette année ? C’est dans le cadre des célébrations de la fête nationale saoudienne de cette année que Djeddah rappelle le rôle de Bab Al-Bunt comme porte maritime du Royaume et point de départ du voyage en mer du roi Abdulaziz vers l’Égypte en 1946. La ville relie ainsi un anniversaire national à un lieu qui a vu partir un souverain. SPA ne précise pas le programme des célébrations ni les événements prévus autour du bâtiment.