Dans la région d’Aseer, les montagnes ont servi de matériaux de construction et leur relief a constitué la base du dessin architectural. À l’occasion de la Journée mondiale de l’architecture, célébrée au début du mois d’octobre, la région met en avant une partie de son patrimoine bâti, où pierre et boue s’élèvent le long des pentes, parfois sur plusieurs étages.
Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA le 6 octobre 2026 depuis Abha, l’architecture traditionnelle d’Aseer illustre une interaction profonde entre les habitants et leur environnement. La Carte de l’architecture saoudienne montre que la région abrite des styles architecturaux divers, notamment l’architecture des hauts plateaux d’Abha, des monts Sarawat, de l’escarpement d’Aseer, des contreforts de Tihama et de la côte de Tihama.
L’un des traits les plus marquants de l’architecture traditionnelle d’Aseer est sa tendance à la verticalité. Les bâtisseurs ont exploité l’espace limité disponible en milieu montagneux et se sont tournés vers la construction verticale. Comment expliquer autrement qu’un village accroché à une pente ait pu loger plusieurs familles sans empiéter sur les terrasses cultivées ?
La ville de Rujal, dans le gouvernorat de Rijal Almaa, figure parmi les exemples les plus éminents de l’architecture historique. Selon les sources patrimoniales, certains de ses bâtiments ont plus de trois siècles et sont construits en pierre, en boue et en bois, certains atteignant huit étages. Huit étages de pierre et de boue, dressés il y a plus de trois cents ans : comment les bâtisseurs ont-ils assuré la stabilité de telles hauteurs avec les moyens de l’époque ?
Ces fonctions se reflètent également dans les qasabas, les tours de guet, qui formaient un élément proéminent du paysage urbain d’Aseer. Elles étaient édifiées en des lieux élevés pour surveiller les routes et les entrées des villages. Dans différentes parties de la région, en particulier sur les escarpements d’Aseer, on voit de hautes tours de pierre à l’aspect fortifié, certaines atteignant six étages. Quel rôle ces tours jouaient-elles dans la vie quotidienne des villages, au-delà de la surveillance des routes ?
Les bâtisseurs ont utilisé les matériaux disponibles dans l’environnement local. La pierre constituait l’un des principaux matériaux de construction dans les zones de Sarat et de Rijal Almaa, aux côtés de la boue, employée dans les murs et certains éléments structurels. La créativité ne se limitait pas à la pierre et à la boue : le travail traditionnel du bois contribuait à compléter l’identité des bâtiments par les portes, les fenêtres et les plafonds, en s’appuyant sur un répertoire décoratif hérité. Comment un matériau aussi simple que le bois a-t-il pu porter une identité décorative transmise de génération en génération ?
La verticalité n’était donc pas un choix esthétique gratuit. Elle répondait à une contrainte : l’espace constructible était rare sur des reliefs escarpés, et les surfaces planes étaient réservées aux cultures. En empilant les niveaux, les habitants d’Aseer libéraient le sol pour les terrasses et les activités agricoles, tout en gardant les habitations groupées et défendables. N’est-ce pas là une leçon d’adaptation que l’architecture contemporaine gagnerait à méditer ?
Le choix des matériaux obéissait à la même logique. La pierre des zones de Sarat et de Rijal Almaa, la boue des murs et de certains éléments structurels, le bois des portes, fenêtres et plafonds : chaque ressource provenait de l’environnement immédiat. Les bâtisseurs n’importaient pas leurs matériaux, ils les prélevaient autour d’eux et les mettaient en œuvre selon des techniques transmises. Comment une telle économie de moyens a-t-elle pu produire des bâtiments qui traversent les siècles ?
Les qasabas illustrent cette double fonction, utilitaire et défensive. Bâties en hauteur pour surveiller les routes et les entrées des villages, elles ponctuaient le paysage urbain et signalaient les points de vigilance du territoire. Sur les escarpements d’Aseer, les tours de pierre à l’aspect fortifié, parfois hautes de six étages, témoignent de cette architecture de guet. Quel regard porter sur ces ouvrages lorsque l’on sait qu’ils étaient édifiés sans les instruments de mesure modernes ?
La Carte de l’architecture saoudienne distingue ainsi plusieurs familles architecturales au sein de la seule région d’Aseer : les hauts plateaux d’Abha, les monts Sarawat, l’escarpement d’Aseer, les contreforts de Tihama et la côte de Tihama. Cette diversité découle des variations du relief, du climat et des matériaux disponibles d’un secteur à l’autre. Comment une même région peut-elle abriter des expressions architecturales aussi distinctes sur une distance relativement courte ?
Le cas de Rujal, dans le gouvernorat de Rijal Almaa, concentre plusieurs de ces traits : pierre, boue et bois associés, bâtiments de plus de trois siècles, élévations atteignant huit étages. Le village est cité comme l’un des exemples les plus éminents de l’architecture historique de la région. Ces constructions ne sont pas des vestiges isolés : elles forment un ensemble urbain dont la logique verticale structure encore la silhouette. Que reste-t-il aujourd’hui de ces savoir-faire dans les pratiques de construction locales ?
La Journée mondiale de l’architecture, célébrée au début du mois d’octobre, offre le cadre de cette mise en avant. La région d’Aseer y rappelle que son patrimoine bâti résulte d’une adaptation fine au milieu : pentes exploitées, matériaux locaux, formes verticales, fonctions de surveillance. Chaque élément répond à une contrainte identifiée du terrain. N’est-ce pas la définition même d’une architecture durable, avant que le terme n’existe ?
Le bois, employé pour les portes, les fenêtres et les plafonds, complétait cette identité par un répertoire décoratif hérité. Les détails décoratifs ne servaient pas seulement l’ornement : ils marquaient l’appartenance des bâtiments à une tradition locale reconnaissable. Comment ces motifs ont-ils circulé et se sont-ils maintenus à travers les générations, dans une région de relief fragmenté ?
La dépêche de SPA ne précise ni le nombre exact de bâtiments concernés à Rujal, ni les techniques de construction employées en détail, ni les mesures de conservation en cours. Elle ne donne pas non plus de chiffres sur la population ou l’occupation actuelle de ces édifices. Ces éléments ne figurent pas dans le texte publié par l’agence.
Quels styles architecturaux la Carte de l’architecture saoudienne distingue-t-elle à Aseer ? Selon SPA, la Carte de l’architecture saoudienne montre que la région d’Aseer abrite des styles divers : l’architecture des hauts plateaux d’Abha, celle des monts Sarawat, celle de l’escarpement d’Aseer, celle des contreforts de Tihama et celle de la côte de Tihama. Cette diversité découle des variations du relief, du climat et des matériaux disponibles d’un secteur à l’autre. La dépêche ne détaille pas les caractéristiques propres à chacun de ces styles.
Qu’est-ce qui caractérise l’architecture traditionnelle d’Aseer ? SPA indique que l’un des traits les plus marquants de l’architecture traditionnelle d’Aseer est sa tendance à la verticalité. Les bâtisseurs ont exploité l’espace limité disponible en milieu montagneux et se sont tournés vers la construction verticale. Les bâtiments en pierre et en boue s’élèvent le long des pentes, certains sur plusieurs étages. La région met en avant ce patrimoine à l’occasion de la Journée mondiale de l’architecture, célébrée au début du mois d’octobre.
Que sait-on des bâtiments historiques de Rujal ? La ville de Rujal, dans le gouvernorat de Rijal Almaa, est citée par SPA comme l’un des exemples les plus éminents de l’architecture historique de la région. Selon les sources patrimoniales, certains de ses bâtiments ont plus de trois siècles et sont construits en pierre, en boue et en bois, certains atteignant huit étages. La dépêche ne précise ni le nombre exact de ces bâtiments ni leur occupation actuelle.
Quel rôle jouaient les qasabas dans le paysage urbain d’Aseer ? SPA rapporte que les qasabas, ou tours de guet, formaient un élément proéminent du paysage urbain d’Aseer. Elles étaient édifiées en des lieux élevés pour surveiller les routes et les entrées des villages. Sur les escarpements d’Aseer, on voit de hautes tours de pierre à l’aspect fortifié, certaines atteignant six étages. La dépêche ne donne pas de chiffres sur leur nombre ni sur leur état de conservation.
Quels matériaux les bâtisseurs d’Aseer utilisaient-ils ? Selon SPA, les bâtisseurs employaient les matériaux disponibles dans l’environnement local. La pierre constituait l’un des principaux matériaux dans les zones de Sarat et de Rijal Almaa, aux côtés de la boue, utilisée dans les murs et certains éléments structurels. Le travail traditionnel du bois complétait l’identité des bâtiments par les portes, les fenêtres et les plafonds, en s’appuyant sur un répertoire décoratif hérité. La dépêche ne détaille pas les techniques de mise en œuvre.





