Manama a accueilli, le mercredi 30 septembre 2026, la 24e réunion du Comité des ministres chargés des affaires de l’habitat des États du Conseil de coopération du Golfe (GCC), avec la participation d’une délégation saoudienne conduite par le ministre des Municipalités et du Logement, Majed Al-Hogail.
Comme l’a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA, la réunion a examiné plusieurs questions liées au développement du secteur du logement et au renforcement de l’action commune des pays du Golfe, notamment l’échange d’expertises et le développement des politiques et des pratiques en matière d’habitat entre les États membres du GCC.
Parmi les dossiers inscrits à l’ordre du jour figurait le suivi de la mise en œuvre des Règles unifiées relatives aux copropriétaires dans les États du GCC, approuvées par le Conseil suprême du Golfe. Ce point renvoie à un chantier de longue haleine : celui de la propriété partagée, un mode de détention qui concerne des immeubles entiers et qui suppose des règles communes de gestion, de charges et de droits entre plusieurs propriétaires. Comment les États du Golfe entendent-ils harmoniser ces règles alors que leurs marchés immobiliers et leurs cadres juridiques restent distincts ?
L’Arabie saoudite a par ailleurs pris l’engagement de préparer les lignes directrices pour l’application des normes de durabilité dans les projets de logement, afin de soutenir l’échange de pratiques et d’expertises en matière de durabilité de l’habitat à l’échelle du Golfe. Le royaume se place ainsi en contributeur actif sur un volet qui touche à la conception même des projets, à leur consommation d’énergie et à leur inscription dans la durée. Quelles seront les exigences concrètes retenues pour ces normes, et comment seront-elles appliquées aux projets déjà engagés ?
En marge de la réunion, Majed Al-Hogail a participé à une session de dialogue ministériel consacrée à l’avenir du logement national, axée sur les politiques innovantes et les solutions durables. Il y a mis en avant les transformations du secteur du logement face à l’évolution des besoins des familles, à la diversité des modes de vie et à la différence des besoins selon les générations et les zones géographiques.
Cette intervention place la question des usages au centre du débat : un même parc de logements ne répond pas de la même manière aux attentes d’un jeune ménage, d’une famille élargie ou d’un ménage dont la composition évolue. Les besoins diffèrent aussi selon que l’on vit dans une grande agglomération, une ville intermédiaire ou une zone rurale. Comment les politiques publiques peuvent-elles intégrer cette diversité sans multiplier les dispositifs au point de les rendre illisibles ?
Le ministre a souligné l’importance de renforcer l’intégration des pays du GCC dans le secteur du logement et de tirer parti des capacités et des expertises du Golfe. Il a également appelé à dépasser le stade de l’échange d’expertises pour aller vers une plus grande intégration des politiques et des systèmes, afin de soutenir le développement de solutions de logement et de financement répondant aux besoins des citoyens des États du GCC.
Cette position déplace le curseur : il ne s’agit plus seulement de partager des retours d’expérience entre administrations, mais de rapprocher des cadres d’action pour que les solutions de logement et de financement gagnent en cohérence à l’échelle régionale. Quels instruments faudrait-il mettre en commun pour qu’une telle intégration produise des effets tangibles pour les ménages ?
La réunion de Manama s’inscrit dans un cycle de travail engagé par les ministres chargés de l’habitat des pays du Golfe, qui se réunissent pour examiner les questions communes et suivre la mise en œuvre des décisions adoptées au niveau du Conseil suprême. Le suivi des Règles unifiées relatives aux copropriétaires illustre cette logique : une décision approuvée au sommet, puis déclinée dans les travaux techniques et réglementaires des ministères concernés.
Le choix de confier à l’Arabie saoudite la préparation des lignes directrices sur les normes de durabilité dans les projets de logement traduit aussi une répartition des tâches entre les États membres, chacun prenant en charge un volet de l’agenda commun. Cette méthode permet de capitaliser sur les expériences nationales et de les porter au niveau du Golfe. Mais comment s’assurer que ces lignes directrices restent applicables dans des contextes climatiques, urbains et économiques différents d’un pays à l’autre ?
La session de dialogue ministériel sur l’avenir du logement national a permis d’aborder les politiques innovantes et les solutions durables, deux notions qui recouvrent des réalités variées : modes constructifs, matériaux, gestion des ressources, mais aussi modèles de financement et formes d’habitat. Le ministre saoudien a relié ces questions à l’évolution des besoins des familles et des modes de vie, ce qui suppose d’adapter l’offre autant que les règles.
Dans son propos, Majed Al-Hogail a insisté sur les capacités et les expertises disponibles dans les pays du Golfe, présentées comme un levier à mobiliser. Il a aussi plaidé pour une intégration plus poussée des politiques et des systèmes, au-delà du seul échange de savoir-faire. Cette orientation suppose des mécanismes de coordination durables entre les administrations, mais aussi une convergence dans la manière de concevoir les solutions de logement et de financement destinées aux citoyens du Golfe.
La délégation saoudienne conduite par le ministre des Municipalités et du Logement a donc pris part à une réunion dont les travaux ont porté sur des sujets à la fois techniques, comme les règles de copropriété, et prospectifs, comme la durabilité des projets et l’avenir du logement national. Les engagements annoncés par le royaume portent sur l’élaboration de lignes directrices et sur le soutien à l’échange de pratiques et d’expertises entre les États du Golfe.
La dépêche de SPA ne précise ni le nombre de délégations présentes, ni la durée de la réunion, ni le calendrier de publication des lignes directrices sur les normes de durabilité, ni les modalités concrètes de l’intégration des politiques et des systèmes appelée par le ministre. Elle ne détaille pas non plus le contenu des Règles unifiées relatives aux copropriétaires ni l’état d’avancement de leur mise en œuvre dans chaque État membre.
Ces éléments restent donc à préciser dans les prochaines étapes des travaux du Comité des ministres chargés des affaires de l’habitat des États du GCC. La réunion de Manama a en tout cas inscrit le logement parmi les dossiers de coopération régionale, en associant suivi réglementaire, normes de durabilité et réflexion sur les politiques d’habitat et de financement.
Qui a conduit la délégation saoudienne à Manama ? La délégation saoudienne à la 24e réunion du Comité des ministres chargés des affaires de l’habitat des États du GCC était conduite par le ministre des Municipalités et du Logement, Majed Al-Hogail. La réunion s’est tenue à Manama le mercredi 30 septembre 2026, selon SPA. Elle a porté sur le développement du secteur du logement et le renforcement de l’action commune des pays du Golfe, notamment l’échange d’expertises et le développement des politiques et pratiques d’habitat entre les États membres.
Quel engagement l’Arabie saoudite a-t-elle pris lors de cette réunion ? L’Arabie saoudite a entrepris de préparer les lignes directrices pour l’application des normes de durabilité dans les projets de logement, selon SPA. Cet engagement vise à soutenir l’échange de pratiques et d’expertises en matière de durabilité de l’habitat à travers le Golfe. La réunion a par ailleurs examiné le suivi de la mise en œuvre des Règles unifiées relatives aux copropriétaires dans les États du GCC, approuvées par le Conseil suprême du Golfe. SPA ne précise pas le calendrier de publication de ces lignes directrices.
Qu’a déclaré Majed Al-Hogail sur l’intégration du Golfe ? Le ministre a souligné l’importance de renforcer l’intégration des pays du GCC dans le secteur du logement et de tirer parti des capacités et des expertises du Golfe. Il a appelé à dépasser le stade de l’échange d’expertises pour aller vers une plus grande intégration des politiques et des systèmes, afin de soutenir le développement de solutions de logement et de financement répondant aux besoins des citoyens des États du GCC. Ces propos ont été rapportés par SPA.
Quels sujets ont été abordés lors du dialogue ministériel ? En marge de la réunion, Majed Al-Hogail a participé à une session de dialogue ministériel sur l’avenir du logement national, axée sur les politiques innovantes et les solutions durables. Il y a évoqué les transformations du secteur du logement face à l’évolution des besoins des familles, à la diversité des modes de vie et à la différence des besoins selon les générations et les zones géographiques. SPA ne détaille pas les interventions des autres participants à cette session.
Quelles informations la dépêche de SPA ne fournit-elle pas ? La dépêche de SPA ne précise ni le nombre de délégations présentes, ni la durée de la réunion, ni le calendrier de publication des lignes directrices sur les normes de durabilité. Elle ne détaille pas non plus le contenu des Règles unifiées relatives aux copropriétaires ni l’état d’avancement de leur mise en œuvre dans chaque État membre. Les modalités concrètes de l’intégration des politiques et des systèmes appelée par le ministre ne sont pas non plus précisées dans le texte publié par l’agence.





